- Oct 7, 2025
Les archétypes moins visibles du thérapeute : ressources et pièges insoupçonnés
- Morgane De Leye
Être thérapeute ne se résume pas à une technique ni à un titre. Au-delà des figures les plus connues — le Sage, le Père protecteur, le Sauveur… — il existe d’autres archétypes plus subtils, parfois moins visibles mais tout aussi présents.
Les reconnaître, c’est ouvrir une voie d’introspection : quels rôles jouent en moi ? M’aident-ils, ou m’enferment-ils ?
Les archétypes complémentaires du thérapeute
1. L’Infirmier·e compatissant·e
Ressource : incarne la douceur, la tendresse, l’attention concrète. Il panse les blessures, rassure dans les moments de vulnérabilité.
Piège : risque de se laisser envahir par la souffrance de l’autre, jusqu’à l’épuisement ou la fusion émotionnelle.
2. Le Visionnaire / L’Alchimiste
Ressource : relie visible et invisible, propose des perspectives inédites, ouvre à l’espérance et à la transformation profonde.
Piège : peut perdre l’ancrage dans le réel, s’envoler dans l’idéalisme ou l’utopie.
3. Le Jardinier / L’Accompagnateur patient
Ressource : respecte les cycles et les rythmes, cultive la croissance avec patience. Il sait attendre le moment juste.
Piège : peut devenir trop passif, éviter l’action ou reculer devant les nécessaires confrontations.
4. Le Guerrier / Le Défenseur
Ressource : apporte force, courage, clarté. Pose des limites fermes, protège les plus fragiles.
Piège : peut glisser vers la dureté, l’agressivité, voire l’autoritarisme.
5. Le Miroir / Le Témoin
Ressource : reflète fidèlement l’autre, sans jugement. Son regard permet la prise de conscience.
Piège : peut devenir froid, distant, absent émotionnellement.
6. L’Artiste / Le Créateur
Ressource : introduit beauté, imagination, créativité. Ouvre des chemins symboliques et sensibles vers la guérison.
Piège : peut s’évader dans l’esthétique, au risque de fuir les enjeux concrets de l’accompagnement.
7. Le Chercheur / Le Savant
Ressource : cultive la curiosité, cherche sans cesse à comprendre, apporte de nouvelles références et nourrit la pratique.
Piège : peut devenir obsessionnel, accumuler le savoir sans jamais incarner ni transmettre.
Pourquoi ces archétypes comptent ?
Chacun de ces archétypes révèle un talent et un risque.
Les reconnaître en soi, c’est pouvoir :
S’appuyer sur leurs forces quand c’est utile,
Rester vigilant face à leurs excès,
Et surtout, ne pas s’enfermer dans une seule posture.
Être thérapeute, c’est un chemin de conscience : apprendre à naviguer entre ces figures, pour en extraire l’essence sans se laisser piéger par leurs ombres.
Être thérapeute : une danse entre archétypes, féminin et masculin sacré
On peut retrouver également une certaine polarité dans les différentes facettes du thérapeute.
Certains archétypes relèvent du masculin sacré (structure, protection, action), d’autres du féminin sacré (écoute, accueil, reliance).
Quand ces polarités sont équilibrées, elles soutiennent la pratique. Quand elles se désalignent, elles deviennent un piège.
👉 Le masculin sacré offre au thérapeute la clarté, l’ancrage et la force.
Mais dévoyé, il enferme dans le contrôle, la rigidité et la domination.
👉 Le féminin sacré nourrit le thérapeute par l’accueil, la réceptivité et l’intuition.
Mais déséquilibré, il glisse vers la confusion, la perte de soi ou la fuite.
Les archétypes mixtes : une danse subtile
Certains archétypes incarnent déjà une rencontre entre féminin et masculin :
· Le Sage : masculin (expérience, transmission) + féminin (écoute, humilité).
· Le Jardinier : masculin (cadre, patience) + féminin (respect des cycles naturels).
· Le Miroir : masculin (neutralité, clarté) + féminin (réceptivité, reflet).
Ces figures rappellent qu’il ne s’agit pas de choisir une polarité, mais de les unir.
Quand le déséquilibre menace le thérapeute
Lorsqu’un thérapeute incarne uniquement un pôle :
· Trop de masculin → rigidité, autorité, distance froide.
· Trop de féminin → fusion, sacrifice, fatalisme.
Dans les deux cas, l’accompagnement perd son équilibre :
· Le patient peut se sentir écrasé, ou au contraire livré à un chaos sans structure.
Vers l’union du féminin et du masculin sacrés
Être thérapeute, c’est danser entre les polarités :
· Le masculin sacré qui offre un cadre solide.
· Le féminin sacré qui ouvre à la fluidité et à l’accueil.
Quand l’union se vit, le thérapeute devient un pont vivant :
· Ancré dans la réalité,
· Ouvert à l’invisible,
· Ferme et doux à la fois,
· Capable de guider sans imposer,
· Présent sans se perdre.
Conclusion
Les archétypes ne sont pas des cases, mais des miroirs intérieurs. Ressource ou piège ? Cela dépend de la conscience que nous mettons dans notre posture.
La vraie liberté naît lorsqu’on cesse de vouloir incarner un rôle parfait… pour tisser, pas à pas, sa propre posture thérapeutique, singulière et vivante.
Invitation à l’introspection :
Quel thérapeute suis-je quand j’accompagne ? Quelles forces me soutiennent ? Quels pièges je reconnais dans ma pratique ?
👉 Alors, dans ton chemin d’accompagnement :
· Quel archétype habites-tu le plus ?
· Quel pôle domine : le masculin ou le féminin ?
· Et que changerait l’union de ces deux forces en toi ?
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